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Battambang et ses environs

Deuxième agglomération du Cambodge, Battambang, ou Bat-dambang, le «bâton perdu», est une jolie ville sur la rivière Sangker, qui prend sa source dans le massif sauvage des Cardamomes et va se jeter dans le Tonle Sap. Battambang et ses environs est facilement atteignable à partir de Phnom Penh par la bonne RN5 (291 km), et à partir de Siem Reap par bateau ou par la route.
Battambang a un charme particulier, avec encore des constructions de l’époque coloniale. L’ Unesco en a dénombré une centaine et prépare une inscription de la ville au patrimoine mondial. C’est une ville au caractère culturel assez prononcé, avec des pagodes réputées comme le Vat Po Veal, qui conservait autrefois une précieuse collection de manuscrits; le Vat Damrei-Sa, le Vat Sangke; un intéressant Musée; une ONG connaît un réel rayonnement : Phare Ponleu Selpak avec une école de cirque renommée qui se produit aussi à Siem Reap, à Phnom Penh, et souvent en tournée à l’étranger, une école des arts visuels, un studio d’animation, des spectacles, ateliers, concerts, expositions … Une annexe de l’Institut français du Cambodge, compte chaque année entre 300 et 400 apprenants le français.

La région, déjà réputée pour la qualité de son riz (le riz parfumé, qui arrive en tête dans les compétitions internationales), de ses fruits (oranges, citrons, mangues, et même raisins, etc …), bien desservie par la route (et prochainement par le rail), est destinée à devenir une importante exportatrice de riz, avec des rizeries modernes, un centre de formation pour les agriculteurs, une université d‘agriculture.

Avec ses plaisants environs et des centres d’intérêt tants ruraux que culturels, c’est une ville qui peut retenir le visiteur plusieurs jours.

à partir de Battambang et ses environs

La région est très favorable aux promenades le long des rives de la rivière Sangker, en amont sur une quarantaine de km, et à travers la campagne. On trouve à Battambang de bons guides locaux pour des randonnées sur mesure, à vélo, à moto, en voiture.

Les trajets en bamboo train sont très appréciés des visiteurs : c’est une plate-forme en lattes de bambou, posée sur deux essieux. Un moteur de pirogue, une chambre à air pour transmission, l’ensemble, essieux, plate-forme, moteur se monte à partir du bas-côté en cinq minutes. Pour se croiser sur cette voie unique, le moins chargé s’arrête, les passagers descendent, on dépose le fret et les éléments sur le bas-côté. Et on reconstitue l’ensemble. Le confort est minimal, mais c’est l’aventure, et plus encore la nuit !

Bamboo Train
Plusieurs sites archéologiques intéressants aux environs de Battambang:
– le Vat Basset, ancienne résidence royale à environ 14 km de Battambang dans le Nord-Est. Le temple, en grès, comporte une nef et un sanctuaire, avec deux beaux linteaux décorés, dont Indra sur l’éléphant tricéphale.
– le Vat Ek, environ 9 km dans le Nord-Ouest, on suit la berge de la jolie rivière Sangker, traversée de quantité de petits ponts pittoresques que l’on peut aller reconnaître à pieds, c’est un joli trajet.
Le Vat Ek est un temple brahmanique du 11ème siècle, entouré de larges douves, élevé sur une imposante terrasse, ceint d’une galerie surélevée de 52 x 49 m, avec deux entrées monumentales à l’Est et à l’Ouest.
Dans le sanctuaire, ne pas manquer de remarquables linteaux sculptés: à l’Est le barattage de la mer; au Nord Shiva sur le taureau avec Parvati; au Sud Shiva dansant; à l’Ouest une divinité maîtrise deux monstres.
– vers le Sud, à environ 25 km sur la nationale 57 par une plaisante route ombragée qui longe la rivière Sang Ker (Sangkae), on atteint le temple de Banone, construit au 11ème siècle au sommet d’une colline.
Sur la route qui mène au temple se trouve le seul vignoble du Cambodge qui produit par an environ 10 000 bouteilles de vin rouge et de rosé.
BANONE

Le temple de Banone, au sommet d’une colline assez abrupte, été construit au 11ème siècle. On y monte par un escalier de gros blocs, 358 marches, très raide en arrivant en haut. On est récompensé de l’effort par l’originalité du site, une terrasse autrefois entourée d’une galerie aujourd’hui rasée. Il faut se représenter des tours carrées à chaque angle de l’esplanade; au milieu de chaque côté une porte monumentale correspondait à un escalier d’accès. Il reste trois tours en gros blocs de latérite et briques, une tour en grès; quelques inscriptions des 10ème et 11ème siècles, quelques sculptures. L’ensemble a du caractère. On a une très belle vue sur les environs.
Le temple, d’abord brahmanique, a connu une grande notoriété « Banone (…) est en grande vénération. Sa tour centrale repose dit-on sur le nombril du Cambodge. D’après la tradition Banone serait le lieu d’origine des brahmanes, appelés à diverses reprises par les rois, et dont les descendants, les Bakou, sont chargés de la garde de l’épée sacrée, une lourde épée de fer ornée de figures brahmaniques, qu’ils ont à travers mille périls sauvée de l’effondrement du Cambodge.
« Ces bakou portent leurs chevaux enroulés sur le sommet de leur tête à la manière des Brahmanes représentés sur les bas-reliefs d’Angkor-Vat, de Preah Khan etc.

Phnom Banon
« C’était dans une grotte appelée la grotte de Preah Teuk, ou de l’eau sainte, dans laquelle on ne pénétrait qu’en rampant à travers un étroit souterrain, que ces prêtres se retiraient pour rendre leurs oracles ». (Louis Delaporte, L’architecture Khmer).
On peut revenir à Battambang par de jolies petites routes rurales.
Le Phnom Sampeou (Sampov), à environ 13 km sur la route de Païlin, spectaculaire montagne en pain de sucre culminant à 102 m. Grottes-sanctuaires bouddhiques. Ce fut un lieu de massacres par les Khmers rouges.

Lac Kamping Battamb
Lac de Kamping Phnov: embranchement vers le Nord à 16 km sur la route de Païlin. Un barrage de 6 km de long, retient un lac d’eau claire de 1,9 km de large dans un beau paysage de montagnes. Construit au prix de milliers de vies humaines pendant le régime khmer rouge, il a été remis en état. Ses 90 millions de m3 servent à irriguer 13 500 ha de rizières. Paillotes le long du canal pour se rafraîchir à l’ombre.
Une activité régionale unique -avec la vigne- : la culture de lotus, dont on mélange la fibre avec de la soie.
Alain Gascuel

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